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Apercu Historique
L'appercue historique du Togo avant son indépendance en 1960 peut-être divisé en:
- La période coloniale allemande
- La période coloniale franco-britannique
Colonisation allemande
Le 5 juillet 1884, le nom Togo apparaît pour la première fois dans l´histoire écrite. Un explorateur allemand, le Commissaire Impérial Gustave NACHTIGAL signe un traité de protectorat avec le roi MLAPA III, à Togo-do (… « sur l´autre rive »), sur la rive du nord du Lac Togo. La zone concernée est une bande côtière de 30 km, noyau de la future colonie.
Entre 1900 et 1903, l´occupation allemande s´étend méthodiquement vers le Nord, en compétition avec les Anglais (dans l´ancienne Gold Coast, deviendra Ghana) et les Français (dans l´ancien Dahomey, qui deviendra Bénin). Les trois colonisateurs tentent la même percée en direction de la bouche du fleuve Niger. Le Togoland allemand a bientôt 90 500 km².
En 1904, les Allemands inaugurent le premier wharf de Lomé, d´où partent trois lignes de chemin de fer :
- la ligne des cocotiers sur la côte, vers Aneho
- la ligne du café et du cacao, vers Kpalimé
- la ligne du coton, vers le nord, qui atteindra Atakpamé en 1913.
La domination germanique s´accompagne aussi d´un effort de développement. Le Togoland est la musterkolonie, colonie modèle des Allemands, qui possèdent en outre le Cameroun, le Sud-Ouest Africain (actuelle Namibie), le Tanganyika et la Papouasie-nouvelle Guinée. En 1906, la colonie équilibre son budget, grâce à l´exportation de palmistes et d´huile de palme.
Il existe une station Radio, à Kamina, entre le Togo et Berlin. Deux à trois automobiles utilisent près de 1200 km de routes carrossables, tracées par recours au travail forcé. La scolarisation est assurée par des missions protestantes et catholiques, qui dispensent un enseignement en allemand et bientôt en éwé.
Le 3 août 1914, le II ème Reich déclare la guerre à la France et à l´Angleterre, et le destin de la clonie modèle change.
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Colonisation Franco-britannique
Le 27 août 1914, Français et Anglais attaquent la Musterkolonie. La petite garnison allemande (Polizeitruppe) ne peut résister longtemps. Le Lieutenant- Colonel BRYANT (G.-B.) et le Commandant MAROIX (F) se partagent la colonie modèle au nom des deux puissances.
Le premier partage du Togo est approuvé par Paris et Londres le 9 septembre 1914. Lomé, Kpalimé, Kété Kratchi et Kpandu sont administrés par les Anglais. Aného, Atakpamé, Sokodé et Mango reviennent à la France.
Le deuxième partage s´opère le 10 juillet 1919. La France occupe le cercle de Lomé, la subdivision de Kpalimé, ainsi que tout le front de mer et les lignes de chemin de fer. La Grande Bretagne reçoit les riches plantations de café et de cacao de Kpando et de Ho. Ce partage est entériné en 1922 par la Société des Nations (S.D.N.).
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Population
Le Togo est habité par une mosaïque de peuples, appartenant à des souches différentes et comporte une quarantaine d’ethnies. En 1990 la population était de 4 500 000 habitants, elle est estimée aujourd’hui à 6 millions d’habitants, avec un taux moyen d’accroissement de 2,7%. Essentiellement rurale (70% environ), la population est aussi extrêmement jeune : 46% des habitants ont moins de 15 ans.
Les villes principales sont actuellement : Lomé (la capitale, environ 1. 000. 000 d’ habitants), Sokodé (environ 60. 000), Kara (environ 40. 000), Bassar (environ 26. 000), Dapaong (environ 26. 000) et Mango (environ 25. 000).
Les ethnies, malgré leur émiettement, présentent de fortes ressemblances linguistiques et culturelles. On peut les classer en trois groupes :
- Le groupe Adja-Ewé, dans la région maritime et sur les plateaux du sud-ouest. Il comprend les Ewé, les Ouatchi, les Adja et les Guen et constitue prés de 40% de la population.
- Le groupe Kabyè-Tem, localisé dans la région de la Kara et au centre-nord. On y classe les Kabyè, les Tem (ou Cotokoli), les Lamba et les Naoudemba, soit environ 30% de la population.
- Enfin le groupe Paragourma, qui occupe les plateaux de Dapaong, la plaine de l’Oti, le pays Bassar et qui se compose des Moba, des Gourma, des Bassar, des Komkomba et des Tchamba. Le groupe Paragourma est estimé à 15% de la population du pays.
Les autres ethnies entrent difficilement dans l’un ou l’autre groupe : les Tchokossi (ou Anoufo) habitent la plaine de Mango, les Mossi, les Peul et les Haoussa se trouvent principalement dans le Nord.
Il existe près d’une cinquantaine de langues au Togo, correspondant aux dialectes des différentes ethnies. Le français est la langue officielle. L’Ewé et le Kabyè ont le statut de langues nationales et sont enseignées dans les écoles, mais le Mina, forme simplifiée de l’Ewé, sert de langue commerciale et est utilisée à Lomé.
Sur le plan religieux, la grande majorité de la population 60% est animiste, et a gardé des croyances traditionnelles avec un culte très marqué pour les ancêtres. On compte environ 21% de catholiques, 7% de protestants et 12% de musulmans.
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